ETOM 50 Réunion ET 50 Réunion (*)
(*) appellation prévue à compter du 12/09/2012

De 04/1976 à aujourd'hui
(filiation antérieure)

 Avant
Groupe ou Escadron
Stationnement 
Equipement actuel
ETOM 50
 Saint Denis de la Réunion
 AS 555 Fennec Casa 235-300 (1)

(*) ET 50 à compter du (date ?)

(1)

Ju 52 Toucan

années 50 (période précise ?)

Martinet

années 50 (période précise ?)

MD-315 Flamant

de fin 1951 à 1964

C-47 Dakota

de début 1957 à 1968

MH 1521 Broussard

de 1959 à 1964

Bell 47

de 1959 à 1964

Alouette II

de 1965 à ?

Nord 2501 Noratlas

de 1968 à septembre 1976

Alouette III

de ? à 1992

AS 355 Fennec

depuis 1992

C 160 Transall

de 1973 à xx/08/2015

CASA CN 235-300

à compter du 04/06/2015

Potez 25 Ivato Potez 29 Ivato Nord 2501 C 160 Transall Réunion

CN 235-300

voir contribution

voir communiqué de presse de l'Armée de l'air du 26/07/2012
voir actualités de l'Armée de l'air du 08/06/2015 et du 07/07/2015

© Sirpa Air + contribution Franck Roumy

L'ETOM 50, aujourd'hui basé à La Réunion, est l'un des escadrons d'outre-mer dont les origines sont les plus anciennes, Son histoire a en fait débuté à Madagascar, à l'époque où la grande île était encore française. Le 1er juillet 1951, le GAMOM N°50 plus communément appelé GAM 50 voyait le jour, par fusion de l'EOM 85 "Madagascar" et du GLA 50, deux unités basées à Ivato. Le groupe, qui disposait alors de Ju 52 Toucan et de Martinet, devint rapidement renforcé, dès la fin de cette année 1951, par l'arrivée de huit MD-315 Flamant.
En 1956, trois escadrilles font leur apparition au sein du GAMOM N°50 (le nom de "Mascareignes", du nom de la mer qui borde les côtes Malgaches (*) avait été demandé par la SLA N°50 puis par le GLA N°50 mais celui-ci lui fut refusé par l'état-major. De même, lorsque Madagascar fut indépendante, une note émanant de l'E.M demanda que soit retiré la carte de Madagascar figurant sur l'insigne du GAMOM N°50. Chose qui ne fut jamais suivi d'effet car l'insigne resta tel quel).
Le groupe reçoit quatre C-47 Dakota au début de l'année 1957, plus appropriés aux dimensions du secteur à couvrir. En juin 1960, Madagascar accède à l'indépendance, et devient la République Malgache. Cependant, la présence du GAMOM N°50 reste indispensable pour la jeune république, à laquelle sont cédés quelques avions entretenus par les personnels du groupe.
En 1959 et 1960 arrivent des Broussard et deux hélicoptères Bell 47, qui resteront présents jusqu'en 1964, année qui verra le départ des Flamant. L'année suivante voit l'arrivée de la première Alouette II, et en 1967 le GAMOM N°50 est officiellement rattaché au commandement du transport aérien militaire. 1968 est marquée par le départ des Dakota, remplacés par des Noratlas, et en 1969, le premier Transall de passage se pose à Ivato, préfigurant la relève future. En mai 1973, suite à de nouveaux accords franco-malgaches, il est décidé de retirer toute présence française de Madagascar.Le GAMOM N°50 doit donc déménager pour s'installer quelques mille kilomètres plus à l'est, sur l'île de La Réunion, déménagement qui se déroulera durant l'hiver austral pour se terminer par la remise des clés de l'ancienne base d'Ivato, le 31 Aout à 11h00 aux autorités malgaches.
L'unité est provisoirement installée à la Possession, en attendant la fin des travaux d'aménagement de la nouvelle base 181 à St Denis-Gillot, qui doit accueillir le GAMOM N°50 pour le début de 1976, Peu après, le 1er avril de cette année, le groupe adopte le statut d'escadron, comme l'ensemble des unités d'outre-mer, et devient l'ETOM 50 que nous connaissons aujourd'hui. A cette époque, les Noratlas ont presque tous quitté l'unité, remplacés par des Transall de la 61ème ET, la dernière "Grise" devant rentrer en France en septembre 1976. L'année suivante, l'ETOM reçoit son nom de tradition, "Réunion". Puis, en 1992, les dernières Alouette III sont remplacées par deux AS 355 Fennec.

© Sirpa Air

Pour mieux comprendre la filiation des Unités de l'Armée de l'Air à Madagascar (merci à Franck Roumy) :