Actualités Armée de l'air 46 (2025)


BA 721 - EVAA - Salon de Provence (07/07/2025)


05/07/2025 : Championnats de France de voltige 2025



EAC 315 - Cognac (12/07/2025)


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BA 107 - Villacoublay (18/07/2025)

Remise de la médaille de l’Aéronautique à l’escadrille aérosanitaire, symbole d’excellence

Mise à jour : 17/07/2025 - Direction : Armée de l'air et de l'espace
Le mercredi 16 juillet 2025, l’escadrille aérosanitaire (EAS) 6/560 « Étampes » située sur la base aérienne 107 de Villacoublay s’est vue remettre la médaille de l’Aéronautique lors d’une cérémonie présidée par le chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace, le général d’armée aérienne Jérôme Bellanger .

À cette occasion, deux infirmières en soins généraux de premier grade ont obtenu leur brevet de convoyeuse de l’air. Un brevet dont le symbole est important et historique, car il marque leur double appartenance aux milieux de la santé et de l’aéronautique. Depuis avril 1947, héritier d’un digne passé de pionnières, le titre de convoyeur et convoyeuse de l’air est attribué à ces hommes et ces femmes qui ont choisi un métier de service. Toute l’année, ces spécialistes sont déployés au-delà des frontières, chargés de la médicalisation des aéronefs de transport lors de missions dédiées. Professionnels de terrains, ils manient l’art du soin autant que l’uniforme.

À l’issue de la cérémonie, une stèle en l’honneur de Geneviève de Galard , figure tutélaire de l’escadrille disparue en 2024, a été dévoilée en présence de sa famille. « Héroïne de Diên Biên Phu, modèle de courage, de dévouement et d’abnégation, elle incarne l’engagement au service des autres, en toutes circonstances. À travers elle, c’est toute la noblesse du service sanitaire en opération que nous honorons », a salué le colonel Pierre Cornetto, commandant la base aérienne 107 de Villacoublay.

Agir dans l’urgence, partout dans le monde

L’EAS a participé à tous les grands conflits du XXIe siècle. Sa vocation ? Assurer la médicalisation des militaires malades ou blessés, de hautes autorités de l’État ou de ressortissants. Selon les missions, l’escadrille peut également collaborer avec les équipes médicales du Service de santé des armées ou du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

Cette unité de soin et de sauvetage a réalisé plus de 1 200 évacuations sanitaires (MEDEVAC) depuis l’Afghanistan et totalise plus de 140 mandats d’opérations extérieures depuis 2013 au profit des opérations Serval puis Barkhane. Plus de 1 700 patients ont ainsi été secourus au cours de plus de 1 000 MEDEVAC au Sahel. En parallèle, l’EAS prend pleinement part à la lutte contre les agents biologiques comme, par exemple, lors de l’épidémie Ebola en 2015 ou de Covid-19 pour l’opération Résilience en 2020. Elle s’illustre également lors de missions d’évacuation de ressortissants d’envergure (RESEVAC), depuis l’Afghanistan en 2021 dans le cadre de l’opération Apagan ainsi qu’en 2023 lors de l’opération Sagittaire au Soudan, du désengagement du Niger ou encore plus récemment au Moyen-Orient ou en Nouvelle-Calédonie. Depuis 2002, l’EAS a permis le rapatriement de plus de 25 000 militaires au cours de plus de 55 000 heures de vol sanitaire tactique ou stratégique.

Un peu d’histoire

’escadrille aérosanitaire (EAS) 6.560 est créée le 1er septembre 2002 . Elle hérite alors des traditions de la Section d’aviation sanitaire 22/110 (SAS), créée le 2 septembre 1939 à Étampes et dissoute le 24 juin 1940. À ce titre, l’EAS porte le nom de baptême « Étampes » et arbore l’insigne originel de la SAS. Par ailleurs, l’EAS porte l’histoire de la longue lignée des convoyeuses de l’air, dont les premières représentantes furent recrutées en 1946 au sein du ministère de l’Air.

Au cours de son histoire, l’escadrille a reçu deux citations avec croix de la Valeur militaire (opérations Pamir et Serval), une citation avec médaille d’or de la Défense nationale et étoile de bronze (opération Barkhane) et une citation sans croix (opération Résilience).

16 juillet 2025 : Remise de la médaille de l’Aéronautique à l’escadrille aérosanitaire - Crédit : © Armée de l'air et de l'espace


16 juillet 2025 : Remise de la médaille de l’Aéronautique à l’escadrille aérosanitaire - Crédit : © Armée de l'air et de l'espace
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16 juillet 2025 : Remise de la médaille de l’Aéronautique à l’escadrille aérosanitaire - Crédit : © Armée de l'air et de l'espace
À l’issue de la cérémonie, une stèle en l’honneur de Geneviève de Galard , figure tutélaire de l’escadrille disparue en 2024, a été dévoilée en présence de sa famille.


Sources : Armée de l'air
Droits : © Armée de l'air



BA 125 - Istres (25/07/2025)


17 juillet 2025 : le tout dernier vol du KC 135 RG n°525 (31-CN) - L'ERV 4/31 n'est plus

Voir communiqué AAE précédent .

(dissolution de l'ERV 4/31 Sologne prise en compte à cette date , sauf avis autorisé contraire)


BA 367 - Cayenne-Rochambeau (21/08/2025)

Les forces armées en Guyane accueillent leurs deux premiers Caracal

Mise à jour : 18/08/2025 - Direction : Armée de l'air et de l'espace
Le 11 août 2025, les premiers hélicoptères Caracal sont arrivés en Guyane, sur le parking aéronautique de la base aérienne 367. Cette livraison vise à renforcer durablement les capacités aériennes des forces armées en Guyane (FAG)..

Lundi 11 août 2025, les Aviateurs de la base aérienne (BA) 367 "Capitaine François Massé" ont accueilli les deux premiers hélicoptères H225M Caracal des FAG. Cette livraison s'inscrit dans le cadre du « plan de soutien aéronautique » prévoyant l'arrivée de quatre Caracal en remplacement des légendaires hélicoptères Puma . Deux autres appareils les rejoindront courant 2026.

Les deux machines sont arrivées démontées, par Antonov An-124, l’un des plus gros porteur au monde. Très vite, les mécaniciens les ont remis en œuvre afin d’honorer le premier vol, qui a eu lieu le 14 août. Avant cette échéance, des vols d'essai sans passager, ni charge, ont été opérés pour tester les machines « en conditions réelles ».

Une phase de montée en puissance progressive

Afin d’anticiper l’arrivée de cet hélicoptère d’exception, certains équipages (pilotes, mécaniciens navigants) et mécaniciens, à l’image du capitaine Adrien, pilote , ont été formés en amont, sur la BA 120 de Cazaux . L’objectif : apprivoiser la machine, notamment pour adapter son usage aux spécificités du territoire guyanais. Pour le personnel non transformé, une seconde session est prévue en local, directement au sein de l’escadron de transport (ET) 68 « Antilles-Guyane » .

Ainsi, durant cette phase de montée en puissance, les missions opérationnelles allouées aux aéronefs des FAG continueront d’être assurées par les Puma. D’ici la fin de l’année, ils céderont progressivement la place aux Caracal. Le retrait définitif des Puma est prévu pour l’été 2026, après 46 ans de service opérationnel sur la base ultra-marine.

Modernisation des capacités

Conçu par Airbus Helicopters et mis en service en 2006 dans l’armée de l’Air et de l’Espace, le Caracal était initialement mis au profit des forces spéciales de l’escadron d’hélicoptères 1/67 « Pyrénées » , implanté sur la BA 120 de Cazaux. Depuis cet été, cet hélicoptère, au standard « OLA » [?], arme les bases aériennes de Guyane et de Djibouti. La version « OLA » se distingue par des évolutions majeures par rapport aux modèles précédents : avionique et boule optronique modernisées (amélioration des capacités d’observation) ou encore, présence d’un double treuil (rapidité d’intervention augmentée). Véritable game changer, le Caracal dispose d’une plus grande autonomie de vol, offre un plus large rayon d’action et augmente considérablement sa capacité d’emport (de personnel comme de charge matérielle) : sa charge maximale est de 11 000 kg et son autonomie de 02h30, contre 7 000 kg et 01h55 pour le Puma. Il est également doté d’un treuil supplémentaire, d’une avionique modernisée ou encore, d’une nouvelle radio.

Caracal en Guyane, pour quelles missions ?

Cette livraison constitue une avancée significative dans le renforcement et la modernisation des capacités aériennes des FAG. En complément des hélicoptères Fennec et des avions de transport Casa CN-235 , ces nouvelles machines prendront part aux missions allouées aux FAG : évacuations sanitaires (EVASAN) au profit de la population civile, lutte contre l’orpaillage illégal (opération HARPIE), protection des lancements spatiaux faits depuis le centre spatial guyanais (opération TITAN), lutte contre la pêche illicite (opération POLPÊCHE) ou encore, protection de l’espace aérien (PPSA - posture permanente de sûreté aérienne).

(pris en compte )

Le 14 août 2025, le Caracal (H225M Caracal AP OLA) a survolé les Îles du Salut - Crédit : © Etat-major des armées / France


Sources : Armée de l'air
Droits : © Armée de l'air


DA 188 - Djibouti (23/08/2025)

Le Mirage 2000 D de retour à Djibouti

Mise à jour : 19/08/2025 - Direction : Armée de l'air et de l'espace
La base aérienne (BA) 188 « Colonel Massart » des Forces françaises à Djibouti (FFDj) accueille désormais deux Mirage 2000 D RMV (rénovation à mi-vie). Ces appareils viennent renforcer les capacités aériennes de la flotte « chasse » existante, formée par trois Mirage 2000-5F intégrés à l’escadron de chasse 3/11 « Corse » .

Le Mirage 2000 D RMV est un avion d’attaque au sol mis en œuvre par les équipages de la 3e escadre de chasse de la BA 133 de Nancy . Sa rénovation à mi-vie (dont la mise en service opérationnelle a été prononcée le 9 avril 2025) lui permet notamment l’emport de nouveaux armements comme un canon de 30 millimètres qui confère aux équipages une capacité d’appui-feu rapproché, l’emport de MICA IR, missiles air-air utilisés sur des courtes distances, ou encore, l’utilisation de bombes guidées laser (GBU-48 et GBU-50). Cette modernisation améliore également le système de navigation et d’attaque (SNA) de l’appareil et modernise considérablement son cockpit. Ainsi, l’avion est polyvalent : il peut, par exemple, prendre part à des missions de police du ciel.

Désormais, conjointement aux Mirage 2000-5F déjà présents sur le continent, les Mirage 2000 D RMV vont participer à la défense du territoire djiboutien, de son espace aérien et de ses eaux territoriales. Cela passe notamment par des missions de PPSA (posture permanente de sûreté aérienne) pour le volet « police du ciel » et de SuCAP (surface close air protection) pour la sécurisation des voies stratégiques d’approvisionnement et pour garantir la liberté de navigation en mer Rouge et sur le golfe d’Aden.

Ainsi, l’arrivée du 2000 D RMV dans la Corne de l’Afrique ajoute une nouvelle capacité opérationnelle aux FFDj. Le renfort des moyens aériens vise ainsi à garantir une plus grande efficacité opérationnelle, à accroître la rapidité des interventions afin de répondre aux menaces qui émergent dans cette zone stratégique. Ce déploiement s’inscrit dans le cadre du Traité de Coopération en matière de Défense (TCMD) renouvelé en 2024, pour une durée de 20 ans. Dans un premier temps, il symbolise la volonté partagée de la France et de la République de Djibouti de consolider leur partenariat stratégique. Puis, ce traité vise à promouvoir la stabilité régionale et à renforcer durablement les liens bilatéraux. Enfin, il permet à la France de garantir son autonomie d’appréciation de situation et la sécurité des Français en Afrique, mais aussi au Moyen-Orient.


De haut en bas, Mirage 2000-5F et Mirage 2000 D RMV - Crédit : © Armée de l'air et de l'espace
Mirage 2000-5F n° 2-ME (sans insigne d'escadrille)
Mirage 2000 D RMV n°674 portant 3-IR portant l'insigne de la SPA 153 de l'EC 1/3 Navarre.
Mirage 2000 D RMV n°666 portant 3-IQ portant l'insigne de la 1ère escadrille (Sanglier bleu) de l'EC 3/3 Ardennes.



L’objectif : renforcer les capacités aériennes de la flotte « chasse » existante - Crédit : © Armée de l'air et de l'espace
Mirage 2000 D RMV n°674 portant 3-IR portant l'insigne de la SPA 153 de l'EC 1/3 Navarre.



Sources : Armée de l'air
Droits : © Armée de l'air


BA 107 - Villacoublay (25/08/2025)

Modernisation de nos capacités aériennes


Mise à jour : 18/08/2025 - Direction : Armée de l'air et de l'espace
Sur la base aérienne 107 "Sous-lieutenant René Dorme" de Villacoublay, le deuxième Falcon 900EX EASy (*) a rejoint l’Escadron de Transport 60.

Le 14 août 2025, sur la base aérienne (BA) 107 de Vélizy-Villacoublay , l’escadron de transport 00.060 (ET 60) a reçu son deuxième Falcon 900 EX Easy (*)(F-RAFR) dans le cadre du renouvellement de sa flotte. Ces deux aéronefs sont destinés à remplacer les deux Falcon 2000 LX qui sont en train d’être retirés du service, et viennent compléter la flotte de l’escadron qui est composée d’un A330-200 , de deux Falcon 7X , de deux Falcon 900 B ainsi que de trois hélicoptères Super Puma .

Un atout majeur pour les missions d’évacuations sanitaires (pour rappel 25000 militaires rapatriés depuis 2002) grâce à :
une autonomie renforcée
une capacité d’emport accrue
une circulation facilitée pour le traitement des blessés.

(*) EASy = Enhanced Avionics System

Le premier Falcon 900 EX Easy (F-RAFR)

14 août 2025 : l’ET 60 a reçu son deuxième Falcon 900 EX Easy (F-RAFR) dans le cadre du renouvellement de sa flotte. - Crédit : © Pierre Guérin /Armée de l'air et de l'espace


14 août 2025 : l’ET 60 a reçu son deuxième Falcon 900 EX Easy (F-RAFR) dans le cadre du renouvellement de sa flotte. - Crédit : © Pierre Guérin /Armée de l'air et de l'espace


Sources : Armée de l'air
Droits : © Armée de l'air