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Avant
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Groupe ou Escadron
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Traditions
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Stationnement
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Equipement
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EHOM
68 Guyane
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Rochambeau
Guyane
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| (2) | |
| AS 355 Ecureuil |
jusqu'en 1993 |
© Sirpa Air
Poser un hélicoptère lourd en pleine forêt pour une mission
d'assistance et, le lendemain, effectuer une interception à bord d'un aéronef
armé n'est pas à la portée du premier venu. Pourtant, ce sont là les missions
habituelles des équipages de l'EHOM 68. En 1974, l'armée de l'air met en place
à Cayenne une Alouette III. Installé au PC du commandement militaire à la
Madeleine, ce détachement est rattaché à l'EHOM 58 Pointe-à-Pitre. En 1977,
une deuxième Alouette III vient renforcer ce détachement. L'importance évidente
de l'hélicoptère en Guyane et l'évolution des missions amènent rapidement
le commandement à remplacer les Alouette III par deux SA 330 Puma et une Alouette
II.
Le site de l'aérodrome de Rochambeau est alors choisi comme lieu d'implantation
et, en juin 1979, le détachement prend possession de ses nouveaux locaux.
En janvier 1983, après de bons et loyaux services en Amazonie, l'Alouette
II fait ses adieux à l'unité. Devant l'importance grandissante des intérêts
économiques et stratégiques en Guyane, le détachement hélicoptères se voit
attribuer une mission toute nouvelle : la sûreté aérienne dans l'espace aérien
guyanais. Un Ecureuil, armé d'un canon de 20 mm est donc affecté sur place,
en août 1987, suivi en janvier 1988 d'un deuxième appareil du même type.
Avec ce parc de quatre machines, le bilan 1988 est très éloquent : 1375 heures
de vol, 1 800 personnes transportées et 200 tonnes de fret livrées à tous
les endroits du département. L'augmentation des charges et les spécialités
des différentes missions (l'hélicoptère étant le moyen aérien adapté à la
forêt amazonienne) conduiront l'armée de l'air à restructurer ses forces en
Guyane. Le 9 mai 1989, l'escadron d'hélicoptères outre-mer (EHOM 68) est créé
et devient autonome.
Le CFAP s'est enrichi d'une unité dont les moyens se sont très vite adaptés
aux missions. Les équipages ont acquis une polyvalence exemplaire puisqu'ils
sont capables de poser un hélicoptère lourd en pleine forêt et, le lendemain,
d'effectuer une interception à bord d'un aéronef armé. A ce jour, l'escadron
d'hélicoptères "GUYANE" est équipé de trois Fennec et de cinq Puma.
© Sirpa Air