Communiqués de presse 02




EC 1/2 Cigognes - Luxeuil (07/08/2011)

Transfert des Mirage 2000-5 de Dijon à Luxeuil
(Communiqué de presse Armée de l'air)

Mise à jour : 03/08/2011 21:23
Vendredi 28 juillet 2011, sept Mirage 2000-5 de la base aérienne 102 de Dijon ont migré vers la base aérienne 116 de Luxeuil. Ce départ marque la fin du transfert de l’escadron de chasse 1/2 Cigognes à Luxeuil.

Les sept derniers Mirage 2000-5, encore stationnés sur la base aérienne de Dijon, ont définitivement quitté le département de la Côte-d’Or pour la Haute-Saône. Les 23 Mirage 2000-5 sont désormais tous stationnés sur le tarmac luxovien. Il s’agit d’un nouveau défi à relever pour nous, explique le capitaine Patrice Galpin, chef de la division management de la base aérienne 116 de Luxeuil.
Par ailleurs, la base se sépare des Mirage 2000 N de l’escadron nucléaire 2/4 La Fayette, transféré sur la base aérienne 125 d’Istres, à compter du 1er septembre 2011. Nous passons maintenant d’une mission nucléaire à une mission de défense aérienne ce qui est par nature différent, souligne le capitaine Galpin.
Néanmoins, pour les mécaniciens, il n’y a pas de modification en ce qui concerne la maintenance des avions de chasse. Le moteur M53 à entretenir est effectivement le même entre un Mirage 2000-5 et un Mirage 2000 N. (pris en compte : )





EC 2/4 La Fayette - Istres (24/08/2011)

Transfert des traditions du 2/4 La Fayette à Istres
(Communiqué de presse Armée de l'air)

Mise à jour : 24/08/2011 10:23
Le 1er septembre 2011, l’escadron de chasse 3/4 Limousin de la base aérienne d’Istres va connaître une profonde mutation. Il va céder sa place au nom de baptême et aux traditions de l’escadron de chasse 2/4 La Fayette dissous, au même moment, sur la base aérienne de Luxeuil. Istres sera désormais la seule base aérienne équipée de Mirage 2000N ayant pour mission la dissuasion nucléaire. Le capitaine X, actuellement commandant d’escadrille à Istres, voit ce changement comme une évolution, un nouveau défi à relever.

L'escadron de chasse 3/4 Limousin, créé en 1989, est dissous cet été. Il va renaître sous les traditions du 2 /4 La Fayette, jusqu’alors implanté à Luxeuil. Concrètement que va-il se passer ?

Capitaine X - L’escadron 2/4 La Fayette d’Istres va devenir l’escadron de chasse de Mirage 2000N le plus important, en termes d’effectifs et d’aéronefs. Néanmoins, nos missions resteront les mêmes. Outre la dissuasion nucléaire qui reste notre principale mission, nous assurons également des missions dites conventionnelles. Par exemple, depuis mai 2011, nous sommes engagés dans l’opération Harmattan au-dessus de la Libye, dans le cadre de la surveillance aérienne ou de frappes au sol pour protéger des populations civiles. Si notre escadron est rebaptisé du nom du 2/4 La Fayette, il s’agit sans doute d’un choix lié à l’histoire, de ce dernier, qui remonte à la Première Guerre mondiale. Les relations franco-américaines, à l’origine de sa création, en font un escadron incontournable pour le patrimoine de l’armée de l’air qui se doit de préserver ses traditions. En ce qui concerne les escadrilles, nous allons conserver celle du Gaulois issue du 3/4 Limousin. Les deux escadrilles composant le 2/4 La Fayette, les Sioux et les Canards, viendront s’y ajouter ainsi que l’escadrille Lévrier du 1/4 Dauphiné.

Ce changement implique-il d’autres évolutions significatives ?
Bien entendu, nos effectifs vont considérablement augmenter. Mais, la base aérienne d’Istres accueillera également le centre de formation des équipages de Mirage 2000N, devenant ainsi un pôle unique de la dissuasion nucléaire sur Mirage 2000. Ce regroupement va demander une grande implication de la part de l’ensemble du personnel. Enfin, la base d’Istres ne disposant pas d’un escadron de soutien technique aéronautique (ESTA), l’escadron de chasse assure aujourd’hui la maintenance de ses aéronefs de façon autonome. L’augmentation significative de nos effectifs entraînera probablement un changement d’organisation.

La mise en service opérationnel du missile air-sol moyenne portée amélioré (ASMP-A), en octobre 2009, constitue aussi un temps fort de l’escadron. Quels ont été les défis liés à son arrivée ? Deux ans après, où en êtes-vous de la modernisation de votre unité ?
Notre escadron a été pionnier sur la mise en place de l’ASMP-A dans l’armée de l’air et croyez-moi, les défis ont été nombreux! Dans un premier temps, nous avons transféré les consignes d’utilisation de l’ASMP à l’ASMP-A. Les bâtiments de la zone, où les missiles et les avions sont mis en œuvre pour les prises d’alertes nucléaires, ont entièrement été adaptés et rénovés. Les équipages dédiés à la dissuasion nucléaire ont été formés sur le nouveau missile. À partir du 1er septembre 2011, le nouveau défi sera de former les équipages venus de Luxeuil à l’utilisation de l’ASMP-A. (pris en compte )

Propos recueillis par l'aspirant Antonia Buroni.








BA 186 - La Tontouta (Nouvelle Calédonie) (31/08/2011)

Création de la base aérienne 186 en Nouvelle Calédonie
(Communiqué de presse Armée de l'air)

Mise à jour : 31/08/2011 17:49
Le 23 août 2011, une prise d’armes a officialisé la mutation de la base aéronavale (BAN) de la Tontouta, en Nouvelle-Calédonie, en une base aérienne (BA). La BAN devient donc la BA 186 "Paul Klein", du nom d’un lieutenant calédonien engagé pour la France Libre au sein du Special Air Service (SAS) en décembre 1940. La BA 186 abrite les aéronefs des forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC) : Puma , Casa 235 de l’escadron de transport outre-mer (ETOM) 52 et Guardian de la flottille 25 F de la marine nationale. (pris en compte )



Général Pierre Delachenal - Patrouille de France (19/08/2011)

Décès du général Pierre Delachenal, premier commandant de la Patrouille de France
(Communiqué de presse Armée de l'air)

Mise à jour : 31/08/2011 17:49
Le général Pierre Delachenal, premier commandant de la Patrouille de France, s’est éteint à l’hôpital militaire HIA Percy, dans la nuit du 17 août 2011, à l’âge de 90 ans.

le commandant Delachenal, deuxième pilote en partant de la gauche - SHD


C’est en 1953 que le commandant Pierre Delachenal, qui dirige alors la 3e escadre de chasse de Reims, et les lieutenants Petit, Dellac et Villain, exécutent devant 50 000 spectateurs une démonstration aérienne à Alger-Maison-Blanche, aux commandes de leurs F84 Thunderjet. L’histoire attribue à l’enthousiasme du présentateur de meeting, Jacques Noetinger, l’invention du patronyme de la Patrouille de France, qu’elle porte désormais fièrement depuis 58 ans.
Engagé le 1er octobre 1939 à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, Pierre Delachenal rejoint la même année l’École de l’air, à Versailles. En 1943, il sert en qualité de pilote au sein du groupe de chasse 2/5 "La Fayette", unité qui a servi durant la Seconde Guerre mondiale. Il réalisera ainsi 165 missions de guerre.
Nommé au grade de général de brigade aérienne en 1965, Pierre Delachenal a notamment commandé le 2e CATAC (commandement aérien tactique) et la 2e région aérienne à Villacoublay. Au moment d’achever sa carrière militaire en 1971, le général de corps aérien Pierre Delachenal exerce la responsabilité d’inspecteur technique de l’armée de l’air. Le général a, entre autres, été décoré de la Grande Croix de l’ordre national du Mérite, et est grand officier de la Légion d’honneur. Il s’est vu à plusieurs reprises décerner la croix de guerre avec citations.
Les obsèques du général Delachenal se dérouleront le vendredi 26 août à 10 h 30 en l’Eglise Saint-Louis des Invalides, à Paris.
Le chef d’état-major de l’armée de l’air s’associe à la peine de la famille et de ses proches et leur présente ses plus sincères condoléances.

Le général Pierre Delachenal en compagnie du commandant Cédric Tranchon, leader de la patrouille de France - Armée de l'air


Le général Delachenal en compagnie du général Paloméros pour une photo de groupe - Armée de l'air




Obsèques du général Pierre Delachenal aux Invalides (26/08/2011)
(Communiqué de presse Armée de l'air)

Mise à jour : 26/08/2011 17:05
Les obsèques du général Pierre Delachenal, premier commandant de la Patrouille de France, se sont déroulées à l’église Saint-Louis des Invalides, vendredi 26 août à 10h30.

Aux côtés de la famille du défunt, de nombreuses hautes autorités militaires étaient présentes pour rendre un dernier hommage au général Delachenal. Parmi elles, le général François Maurin, chef d’état-major des armées de 1971 à 1975, et le général Valérie André, pilote d’hélicoptère émérite.
Les honneurs militaires, présidés par le général Joël Martel, major général de l’armée de l’air, lui ont ensuite été rendus dans la cour d’honneur des Invalides.
L’éloge funèbre a été prononcé par le général Pierre Péron, président d’honneur de l’association des pilotes de chasse. "Les nombres passent (…) l’image reste. La vôtre, mon général, est celle de l’honnêteté dans la plus forte acception des mots. Celle d’une intelligence rigoureuse et pourtant tolérante, d’un courage physique et mental hors normes, d’une intégrité intellectuelle et morale absolue."
Le général Pierre Delachenal s’est éteint à l’hôpital militaire de Percy dans la nuit du 17 août 2011 à l’age de 90 ans.

Obsèques du général Pierre Delachenal aux Invalides - Armée de l'air


Obsèques du général Pierre Delachenal aux Invalides - Armée de l'air





EC 3/11 Corse - Djibouti (07/09/2011)

Djibouti : Les Mirage 2000-5 remplacent les Mirage 2000 C
(Communiqué de presse Armée de l'air)

Mise à jour : 05/09/2011 19:48
Le 31 août 2011, en fin d’après-midi, quatre chasseurs français Mirage 2000-5, en provenance de la Base aérienne d’Istres, se sont posés sur l’aéroport de Djibouti.

Ces quatre avions de chasse remplacent dorénavant les quatre Mirage 2000-C, en service au sein des forces françaises à Djibouti (FFDj). Avion de défense aérienne le plus moderne de l’armée française, le Mirage 2000-5 est doté du radar RDY multi-modes et multi-cibles, et est capable de tirer des missiles Air-Air à très longue portée.
Ce changement qualitatif traduit l’engagement de la France aux côtés de la République de Djibouti, en vertu des accords de défense qui lient les deux pays.
Grâce à ces Mirage 2000-5 et aux trois Mirage 2000-D également en service sur le territoire, les FFDj assurent parfaitement la défense de l’espace aérien de Djibouti. (pris en compte )






ETOM 82 - BA 190 Faa'a (Tahiti) (30/11/2011)

Dernier vol du Super Puma à Tahiti
(Communiqué de presse Armée de l'air)

Mise à jour : 23/11/2011 16:14
En raison de la réorganisation des unités d’hélicoptères, le Super Puma de l’escadron de transport outre-mer 82 « Maine », stationné sur la base aérienne 190 de Tahiti Faa’a, a réalisé son dernier vol, samedi 19 novembre 2011.

Dernier vol du Super Puma à Tahiti Le désengagement de l’armée de l’air en Polynésie française se traduit par le retrait progressif des hélicoptères pour les employer en métropole. Le Super Puma, mis en place en 1983 et en charge des évacuations sanitaires, sera remplacé par un Dauphin N3+ de la marine nationale. Le Fennec sera, pour sa part, rapatrié en France à l’été 2012, en parallèle de la fermeture de la base aérienne 190. Le site de Faa’a deviendra une base aéronavale au sein de laquelle un détachement « air » et sa quarantaine d’aviateurs demeureront pour mettre en œuvre les deux avions de transport Casa restants (pris en compte )






EC 3/3 Ardennes - EC 1/91 Gascogne - EH 1/67 Pyrénées - Arc de Triomphe - Paris - 11 novembre 2011 (16 janvier 2012)

Cérémonie du 11 novembre : hommage de la Nation aux soldats en opérations
(Communiqué de presse Armée de l'air)

Mise à jour : 22/11/2011 09:27
Le vendredi 11 novembre 2011, les escadrons de chasse 3/3 « Ardennes » de Nancy et 1/91 « Gascogne » de Saint-Dizier ainsi que l’escadron d’hélicoptères 1/67 « Pyrénées » de Cazaux ont été décorés de la Croix de la Valeur militaire avec palme par le président de la République sur la place de l’Étoile, à Paris, à l’occasion du 93ème anniversaire de l’Armistice de 1918. [...]






EC 1/7 Provence - ED 1/33 Belfort - BA 113 Saint Dizier (30/11/2011)

Visite du Premier ministre sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier
(Communiqué de presse Armée de l'air)


Mise à jour : 15/12/2011 15:55
Lundi 12 décembre 2011, le Premier ministre, M. François Fillon, a décoré lors d’une cérémonie militaire sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier, l’escadron de chasse 1/7 «Provence» et l’escadron de drones 1/33 «Belfort» en reconnaissance de leur engagement en opérations extérieures en Libye et en Afghanistan. Le Premier ministre a accroché solennellement la Croix de la Valeur militaire avec palme sur les fanions de ces deux unités navigantes de l’armée de l’air. (pris en compte )



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EC 2/4 La Fayette - GRV 2/91 Bretagne - BA 125 Istres (16/01/2012)

Libye : deux unités décorées pour leur engagement par le CEMAA à Istres
(Communiqué de presse Armée de l'air)

Mise à jour : 13/01/2012 13:25
Jeudi 12 janvier 2012, le général Jean-Paul Paloméros, chef d'état-major de l'armée de l'air et le général Paul Fouilland, commandant les forces aériennes stratégiques, se sont rendus sur la base aérienne 125 d’Istres afin de rendre hommage aux aviateurs de la base pour leur engagement dans l’opération Harmattan menée au-dessus de la Libye.

Au cours d’une cérémonie, le général Paloméros a accroché solennellement la Croix de la Valeur militaire avec palme sur les fanions de deux unités navigantes de l’armée de l’air. Le groupe de ravitaillement en vol (GRV) 2/91 « Bretagne » a été engagé du début à la fin de l’opération Harmattan depuis la base aérienne d’Istres. Il a assuré quotidiennement entre deux et six missions afin de convoyer et de ravitailler en carburant les aéronefs de la coalition, pour un total de 3220 heures de vol. Également décoré, l’escadron de chasse 2/4 « La Fayette » a, quant à lui, été engagé à partir du 9 mai 2011 en déployant quatre Mirage 2000N à Souda, en Crète, pour remplir des missions d’assaut conventionnel.
Le chef d’état-major a ensuite procédé à la lecture de la citation de l’escadron de soutien technique spécialisé qui assure le maintien en condition opérationnelle des avions ravitailleurs C135 du GRV. Le général a tenu à rendre cet « hommage particulier aux mécaniciens sans qui l’armée de l’air ne serait pas crédible ». Enfin, le colonel Marc Vinchon, commandant la base aérienne, a été fait officier de l’Ordre national du Mérite et chaleureusement félicité pour la réactivité de la base d’Istres dans l’opération Harmattan. « Nos bases aériennes sont à la fois nos lieux de vie et notre outil opérationnel » , a souligné le général, avant de conclure « à travers cette cérémonie, le ministre de la Défense a voulu rendre hommage aux hommes et aux femmes de l’armée de l’air qui ont fait le succès d’Harmattan. (…) Détermination, conviction et motivation de chacun ont payé. »

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Casa CN 235-300 - EC 3/62 Ventoux - BA 110 Creil - (07/01/2012)

Le Casa nouveau est arrivé à Creil
(Communiqué de presse Armée de l'air)

Mise à jour : 06/01/2012 17:16
Vendredi 6 janvier 2012, en début d’après-midi, les deux premiers avions de transport tactique Casa CN235-300 de l’armée de l’air se sont posés sur la base aérienne 110 de Creil.

Deux équipages de l’escadron de transport 3/62 « Ventoux » ont convoyé les avions depuis leur sortie d’usine à Séville en Espagne. L’équipage du premier appareil était composé du lieutenant-colonel Machard, commandant le « Ventoux », et de deux autres pilotes de l’escadron, le commandant Agniel ainsi que le capitaine Heneguez. À bord du second Casa de nouvelle génération, se trouvaient les commandants Gbiorczyk (commandant de bord), Ramos et Guillou.
Cette nouvelle version du Casa bénéficie d’une amélioration de l’avionique, intégrant des écrans LCD pour la gestion des paramètres moteur. De même, la capacité de charge utile (jusqu’à six tonnes) et les performances globales ne sont pas en reste grâce à une nouvelle motorisation et un taux de pressurisation plus important. Ainsi, le plafond d’accrochage (hauteur de croisière de l’avion) est plus élevé favorisant ainsi un net gain d’autonomie.
L'arrivée des nouveaux Casa CN235-300, au sein du «Ventoux», marque une nouvelle étape. Le Casa CN 235, en service opérationnel en 1993, est un avion de transport tactique léger qui réalise des missions logistiques et de largage de parachutistes. Les versions antérieurs sont dotées d'une autonomie de 3500 km et peuvent emporter jusqu'à cinq tonnes de fret ou 40 passagers. Trois d'entre eux, stationnés sur la base aérienne de Martinique, se sont dernièrement illustrés en République d'Haïti pour venir en aide aux victimes du séisme.
Ces deux premiers exemplaires font partie d’une commande de huit Casa dont la livraison à l'armée de l'air s’échelonnera jusqu’à mi-2013. (pris en compte )







EC 1/12 Cambrésis - BA 120 Cazaux (07/03/ 2012)

Dernier tir du missile S530D

(Communiqué de presse Armée de l'air)

Mise à jour : 06/03/2012 17:06
Le dernier missile air-air S530D de l’armée de l’air a été tiré, jeudi 1er mars 2012, à l’occasion de la campagne de tir air-air organisée, du 27 février au 2 mars 2012, par le centre d’expertise de l’armement embarqué (CEAE) implanté sur la base aérienne 120 de Cazaux.

Ce tir a été effectué dans une zone réservée, au large de l’océan Atlantique, depuis un Mirage 2000 RDI de l’escadron de chasse 1/12 Cambrésis de la base aérienne de Cambrai. Associé au radar Doppler à impulsion (RDI) des Mirage 2000 C et B, le S530D a permis, pour la première fois dans l’histoire des missiles français, de réaliser des interceptions sur des cibles à très basse ou très haute altitude, lors de sa mise en service en 1989.
Il est désormais remplacé dans les forces aériennes par le missile d’interception de combat aérien (MICA). Ce missile existe en deux versions : avec autodirecteur électromagnétique (EM) ou à infrarouge (IR).
Durant de nombreuses années, ce vénérable missile a été le fer de lance des escadrons de défense aérienne de Cambrai, d’Orange et de Dijon, lors des opérations extérieures ou des missions d’alerte de défense aérienne au-dessus du territoire national. (pris en compte )






EC 1/12 Cambrésis (dissolution) - Cambrai (04/03/2012)

Once a Tiger ... Always a Tiger (*)
(Communiqué de presse Armée de l'air)

Mise à jour : 04/04/2012 10:17 - Auteur : Lieutenant Charline Redin
L’escadron de chasse (EC) 1/12 «Cambrésis» de la base aérienne 103 de Cambrai-Epinoy a été dissous, le 30 mars 2012, lors d’une cérémonie très émouvante.

Sur le parking face à l’escadron de chasse, un Mirage 2000 C et un Rafale peints aux couleurs du tigre se font face. Une foule de militaires, d’autorités, d’aviateurs étrangers membres de la «Tiger Association» et de journalistes sont installés dans les tribunes. L’émotion est palpable, dans moins d’une heure, une page de l’histoire va se tourner…

C’est sous le commandement du général Joël Martel, major général de l’armée de l’air, ancien pilote de cette unité mythique, que l’EC 1/12 «Cambrésis» a transmis, au cours de cette cérémonie, ses traditions «Tigre» à l’EC 1/7 «Provence» de Saint-Dizier. Après avoir remis symboliquement le fanion de la SPA 162 au lieutenant-colonel Xavier Toutain, commandant de l’EC 1/7, le général Martel a procédé à la dissolution du «Cambrésis» l’année même où il fêtait son 60e anniversaire. C’est dans un silence quasiment religieux que les invités ont entendu résonner sur le parking ses mots: «En ce jour, 30 mars 2012, l’escadron de chasse 1/12 «Cambrésis» est dissous. Nous honorons aujourd’hui votre fanion et rendons un hommage solennel à celles et ceux qui, sous ses couleurs, ont servi la France et ses valeurs, parfois jusqu’au sacrifice ultime».

À l’issue de la cérémonie, les spectateurs ont assisté à une démonstration aérienne. Pour saluer le «Cambrésis», quatre Mirage 2000C de l’escadron mais aussi un Rafale, un Mirage F1CT, un Mirage F1B et un extra 300 de l’équipe de voltige se sont relayés dans le ciel du Nord-pas-de-Calais pour offrir un show d’exception.

Le personnel de l’escadron, les anciens et les invités se sont ensuite rendus dans le hangar de l’unité où les attendait une exposition de photographies et d’oeuvres des peintres de l’air. Le lieutenant-colonel Jean-Luc Daroux, commandant l’EC 1/12, confie « être très ému en ce jour. Cela fait une semaine que j’accueille mes équipages à l’issue de leur dernier vol ». Il poursuit, «nous y sommes, l’escadron est dissous. Les traditions Guêpes et Tarn sont mises en sommeil, tandis que la prestigieuse escadrille SPA 162, véritable colonne vertébrale de notre unité, s’envole vers Saint-Dizier. Je suis fier d’avoir commandé les hommes et les femmes du grand 1/12 «Cambrésis» dans cette dernière année». Il poursuit, «je souhaite une longue vie aux Tigres du Provence, et «Once a Tiger… always a Tiger».J’ai également une pensée toute particulière en ces moments pour mes prédécesseurs à ce poste».

Autour du lieutenant-colonel Daroux, de nombreuses figures de l’armée de l’air étaient présentes. Parmi eux, le général Achille Lerche, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air et commandant de l’escadron de 1962 à 1963, le général Denis Mercier, commandant l’escadron de 1991 à 1994, le général Antoine Noguier, commandant en second de l’escadron de 1991 à 1993, et le général Jacques Bourillet, premier «Tiger One» de 1960 à 1962.

Le général Martel a clôturé cette cérémonie par un discours empreint d’émotion : «Il est difficile de ne pas faire parler le cœur en pareille circonstance. Au moment de la décision de fermeture de l’escadron, je connaissais le sentiment qui pouvait ou allait assaillir ceux qui, passés au 1/12 et y ayant donné tout leur cœur, en gardent un sentiment précieux. Aujourd’hui, en présidant cette cérémonie, en vous voyant si nombreux, en vous voyant si complices, je sais que la nostalgie ne l’emportera pas sur le sentiment légitime de fierté d’avoir eu l’honneur de servir un jour au sein de cette prestigieuse unité». (pris en compte )

(*) Tigre un jour… tigre toujours.


Le lieutenant-colonel Daroux, commandant l'EC 1/12 Cambrésis remet le fanion de l'escadron au général-Martel.


L'escadron de chasse 1/7 Provence de Saint-Dizier recoit le fanion et les traditions de la Spa 162.


Mirage 2000 C de l'escadron 1/12 Cambrésis décoré pour l'événement.


Patrouille de Mirage 2000 C de l'escadron 1/12 Cambrésis.


Droits : © Armée de l'air


BA 188 - Djibouti (14 au 22/03/2012)

80 ans de présence aérienne à Djibouti
(Communiqué de presse Armée de l'air)

Mise à jour : 21/03/2012 10:50 (Texte : Stéphane Bréard)
Du 14 au 22 mars 2012, la base aérienne 188 de Djibouti célèbre 80 années de présence continue de l’aéronautique militaire sur le territoire djiboutien.

Historique


Création de la base aérienne 188

En 1946, la base aérienne 188 voit le jour à Djibouti. Elle devient, en 2000, une base de soutien à vocation interarmées, ouvrant la porte sur l’océan Indien, dont l’importance stratégique demeure.

En 1862, la France prend possession du mouillage d’Obock et de la plaine côtière environnante. Elle étend ensuite son emprise sur ce territoire qui prend le nom, à partir de 1886, de Côte française des Somalis. L’intérêt stratégique de celui-ci, l’une des portes d’accès de la Mer Rouge à l’Océan Indien et au Golfe d’Aden, s’affirme avec l’ouverture du Canal de Suez en 1869 et le développement du port de Djibouti. Ce n’est toutefois qu’en 1933 que des moyens aériens militaires y sont déployés, et ce, sur l’insistance du ministère des Colonies.

Le 1er avril 1933 est créée, sur le terrain des Salines, l’escadrille de la Côte française des Somalis (CFS) avec trois Potez 25 TOE détachés du 39e régiment d’aviation stationné au Levant. Le ministère de l’Air décide, en juin 1935, d’adopter le terrain de Gabode comme base aérienne de Djibouti. Malgré l’invasion de l’Éthiopie par l’Italie en 1935, l’accroissement des moyens aériens est modeste. En 1940, ils sont renforcés par quelques Potez 631. La CFS rejoint la France Libre en décembre 1942 et une escadrille de police et de sécurité est créée : l’EPS 1/85.

L’escadrille de liaisons aériennes 51 (ELA 51) lui succède en 1946 avec quelques AAC-1 "Toucan" et Morane-Saulnier 500 "Criquet". Une piste en dur et une aérogare sont construites deux ans plus tard sur le site d’Ambouli : la base aérienne 188 voit ainsi le jour. En 1958, l’ELA 51, rééquipé de Marcel Dassault MD 315 et de Douglas C-47 "Skytrain", devient l’escadrille outre-mer n° 88. La piste est allongée et, dans les années soixante, l’escadrille se renforce avec les arrivées successives d’hélicoptères Sikorsky H-19, SE 3130 "Alouette II" et Sikorsky H-34. Par ailleurs, l’escadron d’appui aérien 1/21, doté de Douglas AD.4 N "Skyraider", est créé en 1963. Ces puissants monomoteurs renforcent considérablement la présence française dans cette région, devenue Territoire français des Afars et des Issas en 1967 et soulignant ainsi son importance stratégique avec le contexte de la Guerre Froide. Les "Skyraider" sont remplacés, à partir du 1er janvier 1973, par les North American F-100D "Super-Sabre" de l’escadron de chasse (EC) 4/11 "Jura", mis sur pied pour la circonstance et qui œuvre aux côtés du groupe aérien mixte d’outre-mer 88 équipé de Nord 2501 "Noratlas" et d’hélicoptères.

Lors de l’accession de Djibouti à l’indépendance en juin 1977, la base aérienne 188, déjà baptisée officieusement "Colonel Massart", devient le détachement Air 188. Dans le cadre d’accords bilatéraux, la France maintient sur place un dispositif militaire, les Forces françaises à Djibouti (FFDJ), auquel contribue l’armée de l’air par des moyens constants. En 1978, les Super Sabre cèdent la place aux Dassault Mirage IIIC de l’EC 3/10 "Vexin", à leur tour relevés par des Mirage F-1C (EC 4/30 "Vexin"), dix ans plus tard. En septembre 2000, la base aérienne devient une base de soutien à vocation interarmées. Désormais, l’EC 4/33 "Vexin" puis l’EC 3/11 "Corse" (avec ses Mirage 2000C/D ), ainsi que l’escadron de transport d’outre-mer (ETOM 88) "Larzac" (avec un Transall C-160, deux hélicoptères SA-330 Puma et un AS 555 Fennec) œuvrent au profit des forces françaises stationnées à Djibouti, porte ouverte sur l’Océan Indien, dont l’importance stratégique demeure.

Texte : Stéphane Bréard

Personnel français et indigène de l'escadrille de la côte française des Somalis devant le terrain d'aviation en avril 1936 - © SHD


Le colonel Massart, commandant Air à Djibouti, qui a donné son nom à la BA 188 - © SHD


Vol en formation de Douglas AD.4 N "Skyraider" de l'escadron d'appui aérien 1/21 en 1969 - © SHD


Droits : © Armée de l'air


EC 2/5 Ile de France - Orange (10/04/2012)

L'"Ile-de-France", 70 ans après
(Communiqué de presse Armée de l'air)

Mise à jour : 12/04/2012 19:00
Mardi 10 avril 2012, les pilotes de l’escadron de chasse 2/5 "Île-de-France" ont rendu hommage à leurs illustres prédécesseurs de la Seconde Guerre mondiale. Ils ont célébré la mémoire de leurs glorieux aînés, 70 ans après la première mission de guerre du groupe de chasse "Île -de-France", appelé Free French Squadron 340 dans la Royal Air Force.

Le 10 avril 1942, douze Spitfire de cette unité sont engagés contre des FW 190 allemands au-dessus de Boulogne et de ses environs. La bataille fait rage. Au terme de cette grande mêlée aérienne, le bilan est lourd pour l’"Ile-de-France" : le Wing Commander Michael Robinson et le lieutenant Maurice Choron sont tués, tandis le capitaine de corvette Philippe de Scitivaux, alors commandant d'escadron, est abattu et fait prisonnier. Plus de 70 ans plus tard, le souvenir de ces disparitions tragiques est encore présent.

Un "scramble", ou départ sur alerte, en 1942 - Armée de l'air



Le même "scramble", 70 ans plus tard - Armée de l'air


Sources : Armée de l'air
Droits : © Armée de l'air


ECE 5/330 Côte d'Argent - Œrland (Norvège) (10/06/2012)

Tiger, Tiger ...
(Communiqué de presse Armée de l'air)

Mise à jour : 05/06/2012 17:55
Du 28 mai au 8 juin 2012, le feulement des escadrons, arborant comme emblème un tigre, retentit sur la base aérienne d’Œrland en Norvège qui accueille le Nato Tiger Meet 2012

L’escadron de chasse et d’expérimentations 5/330 «Côte d’Argent» de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan ainsi que l’escadron de défense sol air (EDSA) 1/950 «Crau» de la base aérienne 125 d’Istres renforcé par les EDSA d’Avord, de Luxeuil, de Saint-Dizier et de Mont-de-Marsan participent à cet exercice international. Une délégation de l’escadron de chasse (EC) 1/7 «Provence», gérant les traditions de la SPA 162 « Tigre » depuis la dissolution de l’EC 1/12 «Cambrésis», s’y trouve également.
Les moyens aériens (une cinquantaine d’aéronefs) sont déployés sur la base aérienne d’Œrland tandis que les moyens sol-air sont stationnés sur le site de Hjerkinn. Treize nations ont répondu présent pour l’édition 2012 de l’exercice otanien (Allemagne, Belgique, États-Unis, France, Hongrie, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Royaume-Uni, Suisse et Turquie).
L'objectif principal de l'exercice est d'entraîner les équipages à la préparation et à l'exécution de missions complexes de type COMAO (Combined Air Operations – opérations aériennes combinées) , CAS (Close Air Support – appui aérien rapproché), ou d’extraction de ressortissants en intégrant des forces spéciales et des moyens de CSAR (Combat Search and Rescue – recherche et sauvetage au combat).
D’un niveau tactique élevé, l'exercice est mené dans un contexte international et préparé conjointement entre toutes les unités participantes. Les scénarios couvrent tous les spectres de la troisième dimension. Réalistes et évolutifs, ils sont systématiquement associés à de nombreuses menaces air-air et air-sol. Le travail en patrouilles mixtes est privilégié pour améliorer l'interopérabilité entre les nations. De plus, l'interaction entre les plateformes aériennes et terrestres, grâce à la liaison 16 notamment, est systématiquement recherchée.
La complexité de ces missions de combat offrira l’occasion aux pilotes du «Côte d’Argent» de tirer de nombreuses conclusions quant aux nouvelles capacités apportées par le standard F3 du Rafale.
Le dispositif de défense sol-air profite également de l’activité aéronautique dense et du contexte international pour entraîner son personnel dans un cadre réaliste. Le Nato Tiger Meet 2012 offre aux EDSA la possibilité de réaliser pour la première fois une connexion en liaison 11 B entre un système norvégien et une cellule tactique automatisée française.
Les échanges permanents effectués en langue anglaise apportent également une plus-value incontestable aux 93 aviateurs (dont 26 officiers) du détachement français.
La tradition reste de mise au sein de ce rassemblement otanien. Et ce, malgré la complexité des missions réalisées. Lors de la clôture de cet événement, une remise de trophées récompensera les unités qui se seront distinguées pendant cette période. (pris en compte )
(Source : © armée de l'air)

Rafale de l'escadron de chasse et d'expérimentation 5/330 "Côte d'Argent" arborant une livrée tigrée - © armée de l'air.


Vue de dessus du Rafale participant à l'exercice Tiger Meet 2012 - © armée de l'air.


Gros plan sur le Rafale décoré pour le Nato Tiger Meet - © armée de l'air.




ETOM 58 - Le Lamentin (25/06/2012)

Mutation pour le dernier Casa de l’ETOM 58
(Communiqué de presse Armée de l'air)

Mise à jour : 21/06/2012 16:33
Le 15 juin 2012, le dernier Casa de l'escadron de transport outre-mer (ETOM) 58 "Antilles" a quitté la base aérienne 365 de la Martinique, à destination de la base aérienne 367 de Guyane.

L’avion de transport a ainsi rejoint l’escadrille Casa de l’escadron d’hélicoptères outre-mer (EHOM) 68 "Guyane". Les deux Puma de la Martinique ont également été transférés à Cayenne le 18 juin.
Malgré le retrait des avions de transport, l'ETOM 58 de la Martinique continuera d'armer en Guyane, jusqu'au 17 juillet prochain, un détachement de personnels navigants et techniques afin d’assurer le suivi de la maintenance des Casa. Puis, l'escadrille Casa de l'EHOM 68 prendra la relève et assurera la maintenance de tous les aéronefs de façon autonome.
La base aérienne 365 de la Martinique sera dissoute le 31 juillet. En attendant, les opérations de chargement des conteneurs nécessaires au déménagement suivent leur cours et devraient s'achever le 29 juin prochain. (pris en compte )

Le dernier Casa de l'ETOM 58 quitte la Martinique - © armée de l'air.


BA 128 "Lieutenant-colonel Jean Dagnaux" - Metz-Frescaty (26/06/2012)

Cérémonie de dissolution de la base aérienne de Metz
(Communiqué de presse Armée de l'air)

Mise à jour : 22/06/2012 21:57 - Auteur : Adjudant Jean-Laurent Nijean
Jeudi 21 juin 2012, la dernière page du livre de la base aérienne 128 « Lieutenant-colonel Dagnaux » de Metz a été tournée lors de la cérémonie officielle de sa dissolution.

Cette cérémonie, qui survient deux mois avant la fermeture administrative de la base programmée le 31 août 2012, a été présidée par le général Guillaume Gelée, commandant les forces aériennes (CFA) et représentant le général Jean-Paul Paloméros, chef d’état-major de l’armée de l’air.
Après avoir passé les troupes en revue, le général Gelée et le colonel Olivier Bertrand, commandant la base aérienne de Metz, ont rendu une dernière fois les honneurs au drapeau. Le chef du CFA a ensuite procédé à une remise d’insignes et à la lecture de l’ordre du jour retraçant l’histoire de la base aérienne. Après la remise du fanion de l’escadron de protection, c’est au tour du drapeau d’être au centre de l’attention générale. Le personnel, les autorités civiles et militaires ainsi que les « Anciens » ont retenu leur souffle. La tension était palpable lorsque le rectangle de tissu chargé d’histoire a été remis dans un cérémonial symbolique : quatre « plieurs » l’ont roulé puis laissé entre les mains du colonel Bertrand, qui l’a ensuite remis au général Gelée. Celui-ci a finalement confié l’objet de tradition à un officier du service historique de la Défense, venu spécialement pour la cérémonie. Toute l’assistance a suivi des yeux, la mort dans l’âme, le départ de ce nouveau gardien d’un symbole. « Pour moi, c’était le moment le plus chargé d’émotion, témoigne le colonel Bertrand, la gorge serrée. Cela fait 50 ans que le drapeau trône dans le bureau du commandant et aujourd’hui, c’est la dernière fois que je le vois. Avec son départ, c’est l’âme de la base aérienne qui s’en est allée ! » Ce moment fort a été souligné par le passage parfaitement synchronisé dans le ciel lorrain de Rafale de la base aérienne 113 de Saint-Dizier et de Mirage 2000 D de la base aérienne 133 de Nancy.
Lors d’une allocution qui a suivi la dissolution officielle, le général Gelée a tenu à remercier l’ensemble du personnel de la base aérienne pour son implication et son travail au service de l’armée de l’air. Il a ensuite remis au colonel Bertrand une maquette de Rafale symbolisant la modernisation et l’évolution de l’armée de l’air.
Sur les 1250 personnes administrées sur la base aérienne messine, 1150 seront affectées sur un autre site, celui de Dijon, tandis qu’une centaine d’aviateurs resteront dans les structures interarmées de Metz. (pris en compte )



Biographie du lieutenant-colonel Jean Dagnaux, parrain de la BA 128

Né le 28 novembre 1891 à Montbéliard, Jean, Charles, Joseph Dagnaux restera dans la mémoire de l’armée de l’air comme l’un des plus purs symboles de courage et de ténacité chers aux aviateurs.
Affecté comme jeune officier de réserve à la 15e division d’infanterie, il entame la Première Guerre mondiale au sol, avec un premier acte de courage, en assurant sur le front la liaison entre l’infanterie et l’artillerie. Blessé au combat le 5 mai 1915, il reçoit sa première citation à l’ordre du 8ecorps d’armée.
Passionné par l’aviation, il effectue un stage de formation pour devenir observateur et il est breveté le 18 juin 1915. Il est alors affecté à la 1ère armée dans le secteur de Verdun. Volant avec le plus grand courage, son appareil est endommagé au cours d’un combat contre un Fokker allemand le 6 février 1916. Touché à la jambe et au visage, le sous-lieutenant Dagnaux est conduit à l’hôpital de Verdun où sa jambe gauche est amputée au-dessus du genou.
Toujours animé par la passion du vol, il est affecté à l’Escadrille C 11 le 6 mai 1917, après avoir suivi un stage de perfectionnement. Combattant émérite, il reçoit plusieurs citations successives. À nouveau blessé le 21 janvier 1918, il repart au combat et continue à se distinguer par son courage et ses exploits aériens. Il apprend à piloter au sein de son escadrille et obtient son brevet de pilote militaire le 2 septembre 1918. Après-guerre, il ouvre dès 1919 des voies aériennes en Europe, à travers la Méditerranée vers l’Egypte, l’Afrique puis Madagascar en 1926. À partir de 1928, il dirige la société Air Afrique et ouvre des lignes régulières au départ d’Alger à travers le Sahara vers Brazzaville et Tananarive. D’autres lignes sont ouvertes en Afrique du Nord et vers Dakar.
Le 2 septembre 1939, la guerre est déclarée contre l’Allemagne Nazie. Bien que mutilé, réformé et invalide à 100 %, le commandant Dagnaux retrouve son uniforme. D’abord affecté en état-major, il n’a de cesse de vouloir se battre et retourner au combat. Il obtient satisfaction le 28 octobre 1939 en étant nommé commandant en second du groupement de bombardement n°9. Il exécute, sur Amiot 143 et Potez, de nombreuses missions de guerre où se révèlent encore et toujours son courage inaltérable et son audace. À Mourmelon, il crée le centre d’instruction des équipages d’élite avant d’être abattu par la défense antiaérienne allemande le 17 mai 1940 au cours d’une mission de nuit, sur Amiot 354.
Animé par la foi la plus pure en son destin et la rage de défendre sa patrie, le lieutenant-colonel Dagnaux a reçu, au cours de sa carrière, douze citations dont dix pendant la Première Guerre mondiale. Plusieurs fois gravement blessé en service aérien, son courage l’aura guidé jusqu’au sacrifice suprême à 48 ans, âge où un officier sert d’ordinaire en état-major. Admissible avant la Première Guerre mondiale à l’École Polytechnique, Commandeur de la Légion d’honneur, il est décoré de la Croix de Guerre 14-18 avec huit palmes et cinq étoiles, de la Croix de Guerre 39-40 avec deux palmes et de nombreuses autres décorations qui lui ont été attribuées en France et à l’étranger, tout au long de son exceptionnelle carrière aéronautique. Symbole de ténacité indomptable, de courage sublime et d’abnégation, il restera à jamais un exemple pour les aviateurs.
Au cours de sa carrière aéronautique, il aura abattu quatre avions allemands homologués et aura effectué 2 266 heures de vol dont 155 en vol de nuit. Droits : © Armée de l'air